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Le parcours de l’exposition

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Dans le calendrier de l’année, les vacances sont un temps fort de la vie sociale.
Pour les enfants, elles marquent la fin de l’année scolaire et ouvrent le temps des loisirs. L’exposition a pour ambition de mettre en relief cette histoire des vacances biséculaire dont les congés payés octroyés en 1936 forment le pivot. Elle combine trois approches : historique, géographique et thématique.

Aussi le parcours n’apparaît-il pas contraignant. Le vaste espace consacré à la vie balnéaire nous plonge dans des ambiances qui sont autant d’occasions de disserter sur une histoire de notre corps qui, au cours du siècle dernier, se débarrasse progressivement de sa peau textile, affiche son hâle et s’amincit sous l’empire de la mode. Les affiches publicitaires colorées des stations balnéaires répondent aux cartes postales anciennes en noir et blanc.

Les jouets des enfants font écho aux tentes de plage et autres objets du farniente. Le visiteur ne quittera pas son lieu de vacances sans emporter un souvenir de rivage estampillé du nom de la station. Sur un linéaire de quinze mètres sont présentés près de 150 souvenirs de bords de mer aux usages divers. Du vide poche peint à l’assiette au crustacé en passant par l’encrier en coquillages, la production de souvenirs de villégiature est si riche que son énumération ressemblerait à un inventaire à la Prévert.

La présentation est jalonnée de timbres-poste du littoral qui sont autant d’invitations à sa découverte géographique. Avec le souvenir manufacturé offert au tout venant, l’estivant emportera un souvenir personnel, celui qu’il aura lui-même fixé sur la pellicule grâce à son appareil photo. Une généalogie de ces instruments – de l’appareil pourvu d’une chambre noire posé sur un trépied au polaroïd du vacancier – ouvre une séquence sur l’année « 36″, année durant laquelle fut votée la loi sur les congés payés. En tandem, en train, à pied, en couple, en famille, en groupe, la France s’ébranle en cet été 36 pour gagner la mer. La vie en plein air dirige les estivants au budget modeste vers les camps de toile.

C’est toute une vie en pliants et en matière plastique qui s’épanouit à partir des années 50 dans les campings ainsi que le met en valeur la reconstitution présentée dans l’exposition autour de la 4CV emblématique, de la caravane et du butagaz. Les campeurs côtoient de véritables Robinsons qui dressent leur campement à l’aide des matériaux que leur offre la nature : les scouts. Les vacances sont alors mises à profit dans un projet éducatif.

Quittant la plage et le camping, le visiteur se dirigera vers un autre lieu de villégiature, particulièrement apprécié en hiver : la montagne. Là il apprendra comment cet espace, aussi redouté que celui de la mer, a été conquis par l’homme avant de devenir un havre pour les randonneurs et un terrain de loisirs pour les amateurs de glisse.

Enfin, l’exposition ouvrira un vaste secteur sur un domaine qui semble, a priori, étranger à l’histoire des vacances : le thermalisme. Sait-on que cette aristocratie qui allait prendre les eaux au XIXe siècle dans les Pyrénées, en Auvergne ou en Savoie, fut celle aussi qui lança la vogue des bains de mer ? Le changement d’air que préconisent les médecins hygiénistes pour les têtes couronnées est de tous les lieux. Le visiteur revêt alors les habits du curiste. Le voici qui côtoie la chaise à porteurs de l’impératrice Eugénie de Montijo fabriquée à Vichy pour son seul usage. À la buvette, il imaginera le bienfait que procure au « baigneur » (c’est ainsi qu’on appelle le curiste) l’eau gazeuse de Vichy et le plaisir gustatif qu’il retirera de la succion d’une pastille. Mais la cure thermale passe avant tout par les soins du corps. Le visiteur, habitué aux charmes de l’établissement thermal d’aujourd’hui et à l’image hédoniste qui y est attachée, sera étonné de découvrir les ancêtres de la douche et de la cabine à UV, un charme désuet qui masque les traitements de chocs auxquels les curistes étaient soumis. Mais de tout temps, il a fallu apporter au curiste du réconfort. En dehors des distractions et des événements festifs organisés pour son agrément, les jeux de casino constituent l’essentiel de ses loisirs. Ce sont ces mêmes casinos que l’on installera dans les stations balnéaires. Ainsi la boucle est bouclée.

Tout ce parcours est scandé par des extraits des chansons de nos vacances et des films documentaires ou de fiction, lesquels ne manqueront pas de rappeler à ceux qui les écoutent ou qui les regardent des moments vécus. Au moyen d’un dispositif interactif, le visiteur réactivera aussi sa mémoire olfactive en tentant de reconnaître les parfums de vacances. Un coin écriture permettra au visiteur de rédiger sa carte postale tandis que les plus petits pourront découvrir les aventures de vacances de leur héros préférés à travers la lecture de bandes dessinées en libre consultation.

Patrick Marchand
Commissaire de l’exposition

Illustration : Provençal jouant du fifre. Affiche du syndicat d’initiative de Provence, dessin de Deffepiane, vers 1921 © Collection Irène & Marc Lefebvre (Paris) DR.

 

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